Auch

Place de la Libération
STATUE DE ANTOINE MEGRET D’ETIGNY

Office de tourisme

Cathédrale Sainte-Marie

      Le promontoire rocheux, situé au bord de la rivière Gers, ne correspond pas à un oppidum, comme on pourrait s’y attendre. La ville se situait en plaine dès avant la conquête romaine, en contrebas du centre-ville actuel et sur la rive opposée du Gers. À l’époque romaine, la ville connaît un important développement et devient un des principaux centres urbains de l’Aquitaine, située au croisement de deux voies romaines, Lyon des Convènes (Saint-Bertrand-de-Comminges) vers Agen et Toulouse vers Bazas. Après le sac de la ville principale de la province, Eauze, Augusta Auscorum devint le principal centre urbain et administratif. Au moment des grandes invasions, la ville romaine, non fortifiée, fut pillée puis désertée par ses habitants qui regagnèrent alors le site de l’ancienne Eliumberrum plus facilement défendable. Il devint le noyau urbain et fut ceint de murailles.

Lors de l’avènement du christianisme, Auch est logiquement érigée en évêché puis en archevêché en 879. Elle devint alors (et reste encore aujourd’hui) une place religieuse de première importance. Durant l’époque médiévale, la ville d’Auch fut la capitale pour un temps des comtes d’Armagnac (Xe et XIe siècles). La ville fut prise et reprise à de multiples moments et servit de décor aux querelles anecdotiques entre les pouvoirs ecclésiastiques, municipaux et seigneuriaux. Le blason de la ville révèle encore aujourd’hui la lutte entre le lion dressé rouge (blason des Armagnacs) et l’agneau (symbole des archevêques). À partir du XIIe siècle, la ville fut un paréage c’est-à-dire une ville partagée entre deux autorités, celle des Armagnac et celle de l’archevêque. Les lignes de démarcation qui séparaient les deux seigneuries étaient sculptées sur les portes de la ville et sur les piliers de l’ancienne halle. Elles étaient visibles jusqu’à la Révolution. Comme pour souligner la place de la religion à Auch et la portée de leurs pouvoirs, les archevêques (notamment François de Savoie) firent construire sur les ruines de l’ancienne cathédrale romane incendiée, l’une des plus majestueuses cathédrales du Sud-Ouest de la France (XVe – XVIe siècles). La basilique Sainte-Marie domine toujours la ville par ses proportions gigantesques.

Après la bataille de Lectoure en 1473 qui marqua la chute définitive de la dynastie des comtes d’Armagnac, la ville fut investie par les troupes du roi de France, Louis XI. Le redémarrage fut lent au cours du XVIe siècle. Enfin, au XVIIIe siècle, la généralité d’Auch se détache de celle de Montauban (1715). Ses intendants eurent pour principal souci le développement économique ainsi que l’amélioration des conditions et du cadre de vie. Plus particulièrement sous Louis XV, l’intendant Antoine Mégret d’Étigny transforma la ville en lui donnant son visage actuel avec la construction de la plupart de ses bâtiments remarquables (hôtel de ville, hôtel d’Intendance, promenade…). C’est l’âge d’or d’Auch.

Au XIXe siècle, l’installation d’une usine à gaz et la construction de la gare ferroviaire favorisèrent le développement des quartiers de la ville basse.

On peut donc dire que la ville d’Auch, à travers les siècles, a été la métropole administrative de la Gascogne.

Source : Wikipédia

Author: Edmond